
Une vie meilleure
Au Royaume-Uni, la réforme de l’aide au logement permet aux résidents de conserver une plus grande part de leur salaire
Les personnes vivant dans des logements accompagnés ou des hébergements temporaires peuvent désormais conserver une plus grande part de leurs revenus lorsqu’elles trouvent un emploi ou travaillent davantage, à la suite d’une modification des règles britanniques relatives aux prestations sociales. Entrée en vigueur le 5 octobre, la réforme concerne plus de 325 000 résidents, dont près de 50 000 jeunes, selon le gouvernement.
Auparavant, les résidents percevaient souvent Universal Credit pour leurs dépenses courantes et, séparément, Housing Benefit pour leur loyer. Ces deux prestations prenaient en compte les revenus du travail de manière différente. Lorsque les salaires augmentaient, l’aide au logement pouvait diminuer si fortement que certaines personnes se retrouvaient dans une situation financière moins favorable malgré un temps de travail accru.
Les nouvelles règles modifient la part des revenus du travail prise en compte dans le calcul de Housing Benefit, afin d’aligner ce calcul sur celui d’Universal Credit. Le gouvernement affirme qu’aucun groupe ne sera pénalisé par la réforme, même si le gain financier immédiat variera.
Les associations d’aide aux personnes sans domicile Centrepoint et St Mungo’s ont salué ce changement. Centrepoint a indiqué que des jeunes avaient eu le sentiment de ne pas pouvoir augmenter leurs heures de travail, changer d’emploi ou épargner sans y perdre financièrement. L’association s’attend à ce que la plupart des jeunes résidents échappent à la forte baisse des aides à laquelle ils étaient auparavant confrontés. St Mungo’s, qui militait depuis longtemps pour une réforme, a déclaré que ce changement aiderait davantage de personnes à mettre leurs compétences à profit et à acquérir une autonomie financière.